Picaring & Gorisso, une collaboratrice réfléchie et moi-même faisons un chef-d’œuvre inconnu. (III)

Voilà qui, de nouveau, est parti pour un triptyque. En espérant que la circulation sera meilleure et que j’arriverai à gérer l’ensemble des paramètres parallèlement. Le post regroupe trois textes.

Le troisième panneau

Ce panneau devra se conformer à la circulation dans le triptyque des strates et superpositions (déplacement synchronique par transparence).

Le référent narratif induit de travailler sur un fragment de corps féminin (idéalement un pied), si possible  poussé à “un” paroxysme. Deux solutions possibles : une référence à l’art classique et aux canons de la sculpture antique (photos 1 et 2), et un développement technique vers un idéal machinal.

pied1Cette photo est intéressante. Sur le socle il y a une épigraphie du canon de la sculpture classique à partir de la taille de la tête. La suivante est graphiquement plus gratifiante, mais éculée.

pied4Le choix deux s’est cependant imposé, je trouve l’image de référence prenante.

photos-historiques-prothese-jambes-1890Afin de préserver l’équilibre de l’ensemble des trois images je me suis livré à une petite castration sémantique. Après avoir essayé d’isoler une jambe seule j’ai finalement cadré au niveau du buste afin de supprimer un des deux pôles qui mettent l’image en tension : la tête dont les yeux présentent un fort strabisme, et les prothèses (il y a une proximité avec la  photo de Lewis Payne par Gardner dont parle Barthes dans La Chambre claire).

Une fois l’opération réalisée, je me suis occupé du registre pictural. Un “mosaïcage” est effectué avec un découpage induisant une distance d’environ six mètres pour que le mélange optique opère (calcul à partir du cercle de confusion, pondéré avec l’intensité des contrastes). Ceci agrandit et structure l’“umwelt” de l’œuvre. À cette distance le panneau 1 est, quant à lui, confondu (voir l’importance des points de distance).

palette16

Les teintes ont été réduites à 16 par isohélie et une palette de référence en a été extraite.

palette

La répartition des 256 niveaux de gris se fait de manière régulière autour d’un intervalle de 17 gradations.

L’image tient bien sans être réduite à son impact narratif. Sa composition en carrés de trame augmente le caractère hiératique de la représentation en accentuant le côté topographique de sa structure.

Ce qui reste à déterminer :

La taille de l’image finale  (autour de 39/54, rapport  entre 1,3 et 1,5) (il va falloir, du coup, revoir la taille des carrés ou jouer sur les valeurs de contraste et d’assimilation).

Addenda 21-12-14

Finalement c’est la taille des carreaux de la mosaïque qui va déterminer celle de l’image. J’ai choisi 9 mm de côté, ce qui nous fait une image de 32,4 sur 48,19, soit grosso modo le premier cadre autour de Picaring et Gorisso (et augmente exponentiellement le point de distance).

Ça fait 36 carreaux sur 53,5, soit 1 944 carreaux. À titre indicatif, pour l’essai de teintes j’ai mis à peu près 50 secondes par carreau. Il va donc falloir fournir un effort de 27 heures (rhaaaaaaaaaaaaaaa !!!)

La surface et la répartition des blancs (autour du canon typographique).

En calculant à partir des dimensions de l’image (addenda 21-12-14) la répartition des blancs est la suivante : blanc intérieur 7,1 cm ; blanc extérieur 10,5 cm ; blanc de tête 7 cm, blanc de pied 9,8 cm.

La progression des valeurs de luminance (je voudrais charger dans les foncés).

Addenda du 21-12-14

Après un essai au crayon de couleur et à la pierre noire pour les noirs profonds, j’arrive aux conclusions suivantes : 0, 17, 34 de luminance sont très difficilement discernables, 17 d’écart jusqu’à 85 est très difficile à rendre avec les crayons. J’ai donc réduit le nombre de valeurs à 14 et elles se répartissent de la façon suivante du blanc au noir : 255, 238, 221, 204, 187, 170, 153, 136, 119, 102, 85, 65, 34, 0.

Rangée 1 et 3 ordinateur, 2 et 4 crayon de couleur ou pierre noire.

essaitinte

Palette réduite et report sur l’image

palette14

La nature du projectile. Idéalement je voudrais atteindre les valeurs par glacis. Techniquement c’est certainement au-dessus de mes forces. Il faudra certainement choisir trois ou quatre “bases” qui seront peintes à l’acrylique, et développer les glacis dessus, mais dans le fond j’en sais rien.

Je vais poser la question à M. Brazs et essayer de négocier une place dans une de ses formations.

Addenda du 26-12

J’ai réduit l’image en quatre territoires, et réparti mes gris. J’ai un peu présumé de mes capacités et de celles de mes crayons de couleur. Quatorze nuances, c’est très difficile à tenir, particulièrement dans les foncés ; il y a donc une réduction de trois, quatre niveaux. Mécaniquement ça accentue les contrastes, j’en ai rajouté une louche en plaçant des surfaces blanches qui n’existaient pas à côté des noires.

Répartition des zones 3 et 4 dans le territoire en haut, à gauche.

zone3et4

Ça donne ça. (OK, les photos sont pourries.)

total1

hogoche

Avec la distance (en floutant l’image artificiellement).

hogocheloin

La taille de la poupée est identique à celle de la femme du miroir qui va constituer un des éléments du panneau 2.

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