Épiphanie (VII)

RRPG

Avancer les cinq panneaux de front devient nécessaire à ce stade (un petit moment d’émotion devant la polyvalence du mur gildassien, qui supporte ici une cimaise). La progression se fait avec précautions et lentement. Chaque ajout implique l’ensemble des éléments et fait l’objet d’essais, d’ajustements et surtout des délais « retards » qui laissent « l’inconscient » œuvrer (activité judicatoire ?) avant le « fixage ».

En gros ça fait une semaine que je suis sur la « grille ». J’ai choisi, après quelques essais, pour le contour du panneau aux oiseaux, une alternance de blanc sec et d’une teinte cassée tirant vers le rose. Mon choix de départ allait plutôt vers un jaune de Naples très clair proche de la teinte du carton bois, satisfaisant au regard du discours sur les passages, mais rédhibitoire à l’œil. Ceci fait que la position du panneau s’impose comme centrale.

La caisse avec le poisson se décale donc à droite. L’abandon du jaune de Naples entraîne une modification des relations entre les trois panneaux. Je décide de « migrer » le motif à carreaux du cadre au fond.

La feuille d’or sur le poisson devient un élément isolé, et joue sur la brillance des carreaux permettant de faire une jonction qui semble judicieuse. Après essais je garderai les carreaux mats dans la proximité immédiate du poisson en les vernissant à la périphérie (le périmètre est à définir précisément).

Le « tien de mer » n’occupe qu’une partie de la surface, d’où l’idée de lui associer un plissé en trompe-l’œil d’un tissu quadrillé.
Je m’aperçois assez vite (deux ou trois heures de dessin et préparation quand même) que c’est foireux, et ça passe par pertes et profits.

Les têtes sont dans une position « retard ». L’usage des plumes et de la proximité « ethnographique » à la papa des structures me font un peu tiquer.Nous sommes allés à Saint-Riquier voir l’expo Manessier. Je ne dirai jamais assez de mal de cette approche à la con symbolico-catho à la noix mais les peintures sont bonnes et certaines même furieusement réussies.

Écouté une émission de 1996 (« Répliques ») de Finkielkrauth sur le kitsch. (téléchargeable là). Ce type est définitivement un penseur d’appartement. Vu avec grand plaisir l’édition de DVD de la Documenta (4 et 5 BDV- Argos- Le Magasin), justement le thème de 5 était le Kitsch.

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