(I) Travailler fatigue

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    La semaine passée fut bourguignonne. Je ne voudrais pas faire diaporama de fin de vacances, mais je trouve cette région magique, alors je vous propose trois photos prises dans le coin où je vais (près de Vézelay) et on n’en parle plus (la troisième a été prise dans la basilique Sainte Andoche de Saulieu dont les chapiteaux sont bien plus réussis que ceux de la Madeleine).

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    En revenant du café de Mailly-le-chateau.

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   Le pont après Lucy-sur-Yonne.

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  La chapelle peinte de Sainte Andoche.

  Bon, c’est pas tout ça mais un des objectifs de mon déplacement était de voir le lieu d’exposition de « Pourvu … » à Avallon. En fait la question est « Y a-t-il un espace de visibilité décent, entre salle de patronage et circuit branché, pour mon travail ? »  et « Quels sont les leviers dont je dispose pour plier un lieu d’exposition aux spécificités de ma démarche ? »

  Sandrine, qui nous a présenté les caractéristiques de l’exposition et le lieu (Le grenier à sel) est quelqu’un de tout à fait charmant, elle est très investie dans la manifestation. La bâtisse accueillait une exposition artisanale. C’est un grand volume rectangulaire de style bourguignon. Elle se trouve dans la partie historique de la ville sur un axe de passage important. Le rez-de-chaussée est constitué d’un vaste espace, il est surplombé d’une mezzanine. L’éclairage, comme dans tout bâtiment traditionnel n’est pas extraordinaire (peu d’ouvertures).

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   Nous sommes 15 à exposer (c’est beaucoup) et parmi nous il y a des vidéastes (dont je ne connais pas le travail). On les met dans une salle spécifique, un peu à l’écart, à l’étage. J’ai pris l’option d’exposer avec eux. D’abord il y aura moins de monde, ce qui est  paradoxalement plus intéressant, ça permet une relation plus intime avec l’œuvre. Ensuite je serai le seul non vidéaste dans le lieu, enfin le parcours pour arriver dans la salle est un peu complexe (monter un escalier en colimaçon, traverser un couloir…), en quelque sorte un tantinet initiatique.  En ce qui concerne l’espace lui-même, c’est pas furieux. On est très loin des caractéristiques classiques de la galerie (voir l’incontournable Inside the white cube de Brian O’Doherty publié par les presses de l’université de Californie en 1971, réédité et augmenté en 81, 86, 99), mais je devrais pouvoir en faire quelque chose.

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   J’attends beaucoup, peut-être trop, de l’ouverture d’un blog servant d’interface entre l’œuvre et sa genèse, pendant la durée de l’exposition. Ça renforce l’idée d’une translatio, d’un passage qui rendrait ce lieu, il faut bien le dire pas très propice, ouvert sur une autre dimension du travail.

   Je n’ose pas encore faire la check list de ce qui reste à faire avant le vernissage, ça me donne le vertige.

  Un petit mot encore, concernant le titre de ce post. Ça sera le nom du deuxième triptyque, préalablement intitulé « Bavures ». C’est le titre d’un des recueils de poèmes de Cesare Pavese. J’ai dans l’idée d’en réaliser un troisième, dont le titre sera également tiré d’un poème de C.P. qui formera un tout avec les deux précédents. Mais on n’en est pas encore là.

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