(XI) Pourvu, pourvu qu’on ait l’ivresse !

coquillederains.1202061220.jpg 

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Du combat. Ça a été du combat toute la semaine avec ce verre droit. Quelques pièces m’en ont fait baver des ronds de chapeau. Ce contre-S a été particulièrement rétif.

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J’ai dû le recommencer trois fois et faire la découpe uniquement à la pince à gruger. Le montage n’a pas été facile non plus et j’ai été obligé d’être particulièrement vigilant pour ne pas multiplier les passants.

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Les plombs se chevauchent au niveau de la ligne de lettres.

J’avais décidé de remplacer la ligne « FACE À CE QUI » par un rébus. Le premier essai en gravure s’est avéré décevant. Je n’ai gardé que le motif central, l’as. J’ai recombiné la partie supérieure avec deux dessins, de la couleur de la grisaille, de part et d’autre. Comme j’avais de l’espace sur les côtés et que je ne me sentais pas modeste à ce moment là, j’ai intégré deux petites photogravures de moi en train de monter le panneau.

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« Face, as, ski » 

J’avais complètement modifié le plan de référence et j’ai placé l’image à proximité pour finir le montage. C’est une façon de faire qui m’intéresse, et que j’approfondirai certainement dans les travaux futurs.

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J’ai finalement opté pour une barre de blocage grenat, pour introduire la petite installation du joueur.

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On ne se rend pas bien compte sur la photo, mais les deux rouges (en bas à gauche et à l’extrême droite) sont très différents.

4 réflexions sur « (XI) Pourvu, pourvu qu’on ait l’ivresse ! »

  1. Potentat Pédagogique 21 avril 2008 — 18 h 29 min

    Je constate sans amertume, ni la moindre animosité, bien au contraire, que mon idée de rébus n’a pas été retenue par l’artiste.
    Toutefois, n’est-il pas à craindre que celle qu’il a génialement arrêtée ne favorise pas le rayonnement de l’œuvre ? Ski ne saurait désigner un esquimau en dehors des frontières du Nord, Pas de Calais… N’est-ce pas fâcheux ?

    On pourra par exemple consulter cet article :
    SKI, subst. masc.
    A. SPORTS. Chacun des deux patins (de bois, de métal ou de fibre synthétique) longs, plats et étroits, relevés à l’avant, et que l’on fixe sous le pied pour glisser sur la neige. Synon. fam. latte, planche. Skis courts, longs; skis compacts (pour débutants); paire de skis; skis et bâtons; carre, fixation, spatule d’un ski; aller à/en skis; chausser, déchausser, farter ses skis; ski amont, ski aval. Jean se contenterait des modestes pentes voisines. On choisit pour lui des skis à sa taille et on les fixa avec de fortes ligatures (CHARDONNE, Dest. sent., III, 1936, p. 240):
    Comme la neige est épaisse et molle, on nous conseille de prendre des skis; mais, ne connaissant pas ce genre de locomotion, Récamier préfère des raquettes, et moi je suis son exemple, ne me souciant pas de marcher sur ces rails qu’il faut tenir parallèles…
    H.-Ph. D’ORLÉANS, Chasses arct., 1911, p. 68.
    P. méton. Locomotion en skis; sport pratiqué à l’aide des skis, sur la neige. Ski artistique, acrobatique; ski hors piste; ski sauvage; après-ski*; ski d’hiver, d’été; chaussures, équipement de ski; station de ski; champion, moniteur de ski; apprendre, pratiquer le ski; participer à une course, à une épreuve de ski; école française de ski (E.S.F.). À Kitzbuehel, dans le cadre de la semaine internationale du ski, l’Autrichien Hans Eder a remporté l’épreuve de saut des disciplines nordiques (Combat, 19-20 janv. 1952, p. 6, col. 6). Plus tard, des écoles d’escalade et de ski (…) draineront les foules vers la montagne sans toujours leur en donner l’amour (Jeux et sports, 1967, p. 1649).
    Ski alpin, de descente, de piste. Descente, en trace directe ou en slalom, de pistes aménagées dont le dénivelé est généralement accentué. Le ski dit de descente complète le fond et le saut, avant de devenir l’épreuve reine, et la plus spectaculaire pour user du langage épique des chroniqueurs sportifs (Comment parlent les sportifs ds Vie Lang. 1953, p. 139).
    Ski évolutif. ,,Pratique du ski sur des skis dont la dimension, réduite au départ, varie au fur et à mesure des progrès du skieur«  (Tourisme Loisirs 1982). Avec la méthode du ski évolutif et l’utilisation des skis compacts un débutant est « capable de se débrouiller sur ses planches au bout de huit jours » (L’Express, 27 févr. 1978, p. 78, col. 3).
    Ski de fond. Ski pratiqué sur de longues distances et sur des pistes à faible dénivelé. Il y a trois cent soixante stations en France selon le type de ski que l’on veut pratiquer alpin, de fond, aérien, acrobatique (…) voici les stations les mieux pourvues (L’Express, 5 déc. 1977, p. 45, col. 2).
    Ski nordique. Ensemble d’épreuves sportives comprenant les courses de fond, le saut à partir d’un tremplin, le biathlon. Au début du 20e siècle, le ski nordique gagne le centre de l’Europe (Allemagne, Autriche, Suisse) et la France (PETIOT 1982).
    Ski de raid, de randonnée. Déplacement combinant le ski de fond et le ski de piste, et pratiqué généralement hors des pistes balisées. Voir L’Express, 10 déc. 1979, p. 88, col. 2.
    P. anal. Ski nautique. Sport nautique dans lequel le pratiquant, tracté par un bateau à moteur, glisse rapidement à la surface de l’eau à l’aide d’un ou deux skis. Les villages importants comportent un ensemble de distractions mises gratuitement à la disposition des participants: natation, ski nautique, pêche sous-marine, ping-pong, volley-ball, etc. (Tour. Fr., 1960, p. 45).
    B. AÉRON. Patin d’atterrissage équipant certains avions ou hélicoptères et remplaçant l’atterrisseur. Les patins à glace [des avions] sont de simples skis que l’on adapte à la place des roues (GUILLEMIN, Constr., calcul et essais avions, 1929, p. 95).
    REM. Ski-bob, subst. masc., sports. Bicyclette des neiges montée sur skis et comportant une selle et un guidon. Des adeptes du ski-bob, « bicyclette » sans roue ni pédalier (Le Monde, 15 janv. 1979, p. 15, col. 1). Le ski-bob est né en Autriche au siècle dernier, et il n’était à l’origine qu’un moyen de locomotion utilisé par les montagnards (…). Tombé peu à peu en désuétude en tant que moyen de transport, le ski-bob a été redécouvert au début des années 60 en Suisse romande et en Autriche, et s’est transformé en nouveau mode de loisir (Le Monde, 3 mars 1979 ds GILB. 1980).
    Prononc. et Orth.: [ski]. Att. ds Ac. 1935. Plur. des skis. Étymol. et Hist. 1. a) 1842 skie masc. « long patin, formé d’une lame de bois, dont on se sert pour glisser sur la neige » (Le Magasin pittoresque, janv., t. 10, n o 4, pp. 31-32); 1891 ski plur. (Fr. NANSEN, La Première traversée du Grönland, trad. du norv. par Ch. RABOT in Le Tour du monde, 1er semestre, p. 131a); b) 1904 « pratique utilitaire ou sportive des skis pour se déplacer, pour descendre des pentes » (R. alpine, n o 2, févr., p. 53 ds QUEM. DDL t. 31); c) 1910 ski aquatique (La Montagne, n o 2, févr., p. 74, ibid.); 1935 ski nautique (L’Auto, 22 août ds PETIOT); 2. 1933 aéron. (Lar. 20e). Empr. au norv. ski, de même sens. Fréq. abs. littér.: 38.
    DÉR. Skieur, -euse, subst. a) Celui, celle qui se déplace à skis, qui pratique le ski de loisir ou de compétition. Skieur débutant, chevronné, de haut niveau; skieur de fond, de piste; skieurs, skieuses de l’équipe olympique. Sur les collines, les skieurs font leurs arabesques fantaisistes (THARAUD, Enf. perdus, 1948, p. 22). Vêtu de l’anorak et des fuseaux (…), une canne à chaque main, voici notre skieur parti sur ce quatrième élément qu’est la neige (Comment parlent les sportifs ds Vie Lang. 1953, p. 138). Éclaireur skieur. Fantassin appartenant à une unité de haute montagne (chasseurs alpins notamment). (Dict. XXe s.). b) P. anal. Celui, celle qui pratique le ski nautique. D’après les milieux spécialisés, le nombre des fervents des « dériveurs » s’accroît plus vite encore que celui des skieurs. Beaucoup d’entre eux auront plus tard des yachts (JOCARD, Tour. et action État, 1966, p. 196). [ ], fém. [-ø:z]. 1res attest. a) 1896 « personne qui pratique le ski » (G. THUDICHUM, in L’Écho des Alpes, p. 50 ds QUEM. DDL t. 31), b) 1935 skieur nautique (Match, 24 sept., p. 11 ds GRUBB Sports, p. 51); de ski, suff. -eur2*.
    BBG. BECKER 1970, p. 82, 338. GREDIG (S.). Essai sur la formation du vocab. du skieur fr. Thèse, Zurich, 1939, pp. 59-61 (et s.v. skieur). HESS (J. T.). Zur Geschichte des Skis. Vox rom. 1937, t. 2, pp. 170-172, 477. QUEM. DDL t. 18 (s.v. ski nautique), t. 36.

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  2. Cher Potentat,

    Évidemment c’est à nouveau une remarque plus que judicieuse. D’ailleurs une petite recherche sur Gogole, m’indique qu’effectivement le mot « ski » n’est en rien associé au bâtonnet glacé, il aurait fallu que je dessinasse des esquimaux. Inventés et mis au point le 24 janvier 1922 par l’américain Christian K. Nelson, originaire de Onawa dans l’Iowa. Le brevet stipule qu’il s’agit d’une crème glacée ou d’un sorbet, recouvert d’une enveloppe en chocolat culminant à 134,6 kCal. Mais du coup notre rébus devient incohérent quelque soit la version adoptée : face as n’esquimau ou étnologiquement plus précis face as n’inuite qui sonne bien, mais avouons le, ne nous parle guère. Fort heureusement nous serons également débarassé du problème de ces sauvages ainsi que de leur environnement inhospitalié vers les 2040 pour cause de gestion délirante de notre écosystème. Imaginons le désarroi du spectateur du futur face à cette énigmatique formule dont le troisième terme n’aurait plus aucun référent langagier. Courant comme « eune glenne » saoule à travers les pièces désertes du musée à la recherche d’un livret explicatif. Je pouffe. Seront nous sauvé par un autre monument de l’art régional qu’est « le film » que je n’ai pas vu mais où peut-être on entend D.B. réclamer un « skai » après avoir dégusté ses fricadelles et le tenancier de la friterie lui tendre un bâtonnet glacé ?
    Qui nous le dira ? public généreux !

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  3. Potentat Pédagogique 24 avril 2008 — 17 h 01 min

    Je n’en disconviens pas : « Esquimau », non plus que « Inuit », ne feraient mieux l’affaire. Fassassinuite laisserait la postérité pantoise et le bec dans l’eau.
    À regarder de plus près, le rébus n’a pas besoin d’un deuxième son [s], qui vient doubler celui d’as ; le son [ki] suffirait. Dans ces conditions, pourquoi pas la 22e lettre de l’alphabet grec : khi ? Cela dit, elle graphiquement décevante : ce n’est qu’un X.

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